Pilotage

Deuxième volDeuxième vol

J’ai revolé hier matin.

Ce deuxième vol a été l’occasion de prendre un peu d’altitude, puisque je suis monté à 15 mètres de haut.

J’avais réglé mes trims sur mon émet­teur radio pour com­pen­ser les dérives que j’avais ren­con­trées la veille. EN effet, mon pre­mier vol avait été dif­fi­cile car j’avais dû com­pen­ser manuel­le­ment une ten­dance à piquer du nez, et c’est la rai­son prin­ci­pale de sa courte durée.

Une fois com­pensé, BlueD­jinn a décollé droit. Impres­sion­nant. Sa grande taille lui donne une majesté en vol qu’il n’a pas au sol avec son look de planche car­rée. Il est très docile, et offre une puis­sance assez éton­nante. Rien à dire, il en a sous le pied, mon fils comme moi-même ayant été très impres­sion­nés par la néces­sité de le tenir ferment lorsque nous essayons les dif­fé­rents axes en le por­tant au des­sus de la tête.

Tous les axes sont bien réac­tifs, y com­pris le lacet, qui est par­fois un point faible, semble-t-il. Il est très stable, mal­gré la désac­ti­va­tion de la plu­part des aides au pilo­tage (contrôle d’altitude, GPS, notamment).

En revanche, mes mau­vaises impres­sions sur mon mon­tage des cartes se confirment. A la fin du vol, j’entends mon BlueD­jinn biper avec auto­rité. Je ne suis pas encore très au point sur le lan­gage MK, mais je com­prends qu’il faut des­cendre. Je pense sur le moo­ment que ma bat­te­rie est en fin de charge et je pose mon engin tran­quille­ment et presque dou­ce­ment (je débute, hein…).

Au bran­che­ment du char­geur, je constate avec un peu d’étonnement que le niveau de charge de la bat­te­rie est encore élevé, mais sans plus, si ce n’est en me disant que c’est vrai­ment régél haut.

En reten­tant un vol à midi, même bip auto­ri­taire dès le bran­che­ment de la batterie.

Après ana­lyse, je constate en fait qu’un des moteurs ne fonc­tionne pas du tout. Sans y faire atten­tion, j’ai testé le matin même ce pour qui j’ai retenu une archi­tec­ture à huit hélice, à savoir la redon­dance de celles-ci. Lorsque mon moteur s’est arrêté en plein vol, j’étais très concen­tré sur mon MK , qui était assez haut. Je n’ai donc pas vu q’un des moteurs était en rade. Je n’ai res­senti AUCUNE réac­tion du Mk en vol, ni aucune néces­sité de cor­ri­ger sa tra­jec­toire, ni même une perte de por­tance. Impressionnant.

L’explication est sim­ple­ment que la carte contrô­leur cor­res­pon­dant au moteur en cause s’est des­sou­dée. Les contacts de ces cartes d’occasion ont été un peu mal­traité par mon dessoudage-ressoudage mal­ha­bile et une sou­dure n’est plus du tout fiable. En ten­tant un res­sou­dage, je foire les pas­tilles (mon fer est sûre­ment trop chaud, j’ai depuis baissé la température).

De plus, en recher­chant la panne, j’ai constaté un bel arc élec­trique qui a dû ache­ver cette pauvre carte et peut-être plus.

Retour à l’atelier. De toute façon, c’est le vent et la pluie qui s’annoncent.

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