Définition de Wikipedia
Le moment d’inertie quantifie la résistance d’un corps soumis à une mise en rotation (ou plus généralement à une accélération angulaire), et a pour grandeur physique [M.L²]. C’est l’analogue de la masse inertielle qui, elle, mesure la résistance d’un corps soumis à une accélération linéaire.
Cette appellation est aussi utilisée en mécanique des matériaux pour déterminer la contrainte dans une poutre soumise à flexion. Il s’agit alors d’une notion physique différente, encore appelée moment quadratique, qui a pour grandeur physique [L4].
Lorsque l’on prend un balai en main au milieu du manche et qu’on le fait tourner comme sur la figure ci-contre, il est plus aisé de le faire tourner autour de l’axe du manche (1), qu’autour de l’axe transversal indiqué (2).
Cela est dû au fait que dans le deuxième cas, la matière constituant le balai se trouve plus éloignée de l’axe de rotation. Comme pour un solide en rotation, la vitesse linéaire d’un point croît en proportion avec cet éloignement, il est nécessaire de communiquer une plus grande énergie cinétique aux points éloignés. D’où la plus grande résistance du balai à tourner autour d’un axe transversal qu’autour de l’axe du manche.
Application pratique
Dans notre cas, cela signifie les choses suivantes:
- à poids égal, un engin de grande envergure offre une plus grande résistance à la rotation dans l’absolu, et ce malgré l’augmentation du bras de levier offert aux hélices.
- un engin aux bras lourds, ou plus généralement ayant une masse non concentrée autour de son centre de gravité, offre une plus grande résistance à la rotation.
- à répartition des masses égale et puissance égale, un engin lourd aura plus de résistance à la rotation qu’un engin léger.
- un engin déséquilibré (dont le centre de gravité ne se confond pas avec le centre de gravité) offre une résistanceasymétrique à la rotation. L’effet est renforcé par la pesanteur pour les rotation dans le sens vertical.
- un engin dont les gyroscopes ne se trouvent pas sur le centre de rotation ajoute un mouvement latéral dû à un déplacement angulaire (proportionnel à l’éloignement du centre de rotation). Ceci induit des corrections intempestives par une erreur d’interprétation du processeur sur les seuls mouvements angulaires.
- un engin aux bras longs implique un déplacement plus important de l’extrémité des bras. Les hélices vont devoir “visser” l’air sur une plus grande distance, et une rotation plus rapide des hélices est nécessaire à pas égal que pour un engin aux bras courts, et ce pour une même vitesse angulaire. C’est la raison pour laquelle une patineuse accélère sa rotation en rapprochant ses membres de son corps et la ralentit en les éloignant: la vitesse angulaire est la même, mais l’augmentation du rayon de rotation de ses membres augmente la distance à parcourir pour ceux-ci.
- un engin aux bras souples dans le sens vertical subira un décalage de rotation entre sa partie centrale et l’extrémité de ses bras, ou plus exactement, l’accélération angulaire sera décalée dans le temps car les bras finiront par restituer l’énergie accumulée dans leur torsion. Ce décalage dans le temps induira une erreur d’interprétation par le processeur sous la forme d’une sur-correction. Une souplesse latérale en revanche n’aura aucun impact notable à part d’éventuelles vibrations sur le positionnement horizontal.
- une nacelle suspendue sous le MK a un impact sur le moment d’inertie, surtout si elle a un impact sur l’écart entre centre de rotation et centre de gravité. On pourrait imaginer de placer un mât au sommet du MK avec un lest coulissant pour compenser ce déséquilibre, mais le moment d’inertie s’en trouvera augmenté, ainsi que la résistance à la pénétration dans l’air sur les déplacements latéraux. L’idéal est une nacelle plaquée sur le ventre de l’appareil et un appareillage léger.
- La réaction aux turbulences (avant correction par le processeur) est moindre sur un engin de grande envergure. Une ascendance sous une hélice entraînant un déplacement axial de 10 cm aura moins d’effet en rotation sur un rayon plus grand que sur un petit rayon.
En résumé, la forme générale de l’engin et par effet induit la concentration de sa masse autour de son centre de gravité améliorent la qualité de la correction offerte par le processeur et la simplicité du pilotage. Un engin large devrait offrir une plus grande stabilité horizontale, au prix d’une moindre réactivité.


[…] le 24 février 2010 Une fois notre Mikrokopter réalisé, il sera utile de connaitre son moment d’inertie qui quantifie la résistance d’un corps soumis à une mise en rotation, ou à un effort […]