Vous savez que je suis très sensible au fait que mon MK puisse être démontable pour pouvoir le transporter dans mon 4x4 ou en avion. Pour ce dernier point, il faut pouvoir le faire tenir dans une bagage cabine, ce qui signifie un seul bagage dont la somme des 3 dimensions n’excède pas 115 cm (55 + 40 + 20), roues et poignées incluses et un accessoire (sacoche, sac à main ou ordinateur portable d’une épaisseur de 15 cm maximum). Le poids total des bagages à main ne doit pas dépasser 12 kg.
Pour le deuxième point, il n’y a pas trop de souci, sauf que je dois aussi trimballer mon matériel photo, la nacelle et le transmetteur de télécommande. Mais bon, je trouverai bien quelqu’un pour m’accompagner et me servir de sherpa.
Pour le premier point, si on part du principe que le “cocon de protection” fait environ 20 cm de large et 10 cm d’épaisseur, il nous reste 115–20-15 = 80 cm pour les bras. C’est ric-rac, et encore il faut démonter les hélices (c’est de toute façon plus prudent).
Maintenant, en réfléchissant, on a deux niveaux de démontage:
- le démontage de transport “au long cours”, qui peut supporter un remontage en un demi-heure, car on ne le fera qu’une fois ou deux par voyage,
- le démontage de transport “intermittent”, qui se fait juste pour rentrer l’engin dans la voiture ou dans un sac à dos, et qui impose un remontage en moins de 5 mn.
Deuxième point, il y a, sur un Mikrokopter, deux types d’organes:
- des organes chers et fragiles, comme toute la partie électronique, ou simplement fragile, comme les hélices
- des organes robustes, comme les bras.
S’il est hors de question de mettre en soute les premiers, les seconds peuvent y aller sans problème.
J’en suis donc arrivé à la conclusion que j’allais imaginer un Mk en kit.
Le cocon de protection est monobloc, il enferme l’essentiel des pièces chères, fragiles et vitales. Il mesure environ 55 x 20 x 10 cm, et tient sans problème dans un sac à dos. Les bras sont démontables rapidement, donc pas de problème pour les séparer, sauf qu’il y a au bout des bras des moteurs et des hélices.
Démonter les hélices n’est pas un problème, il faudra juste réfléchir un peu au remontage pour ne pas se gourer d’hélices (il y a des hélices tournant dans le sens des aiguilles d’une montre, et des hélices tournant dans l’autre sens, et il ne faut les intervertir!). Des repères visuels devraient éviter de se prendre la tête. Il suffit de dévisser le cône et l’hélice sort de l’axe moteur.
Pour les moteurs, on peut envisager de les laisser, ils sont tout petits, mais ils attirent l’oeil. Et mon expérience des douanes africianes m’a enseigné qu’il valait mieux ne pas susciter trop de question de la part d’une douanier.
Problème, comment les démonter rapidement et les remonter aussi vite? Surtout qu’il y en a 8 à démonter et remonter.
J’ai trouvé une solution sympa, c’est d’utiliser des pinces de tubes d’électricien. Seulement, sur les moteurs, ce serait bien dommage qu’avec les vibrations et les secousses mes moteurs s’envolent sans le MK! Il fallait donc assurer leur fixation. La solution est tout simplement un Velcro ceinturant le collier. Simple, léger, efficiace et démonté en 5 secondes: un détache le Velcro, on débranche les trois fils du moteur (repérés par des couleurs, donc pas de problème au remontage) et on met le moteur dans sa poche.
S’il y a besoin de camouflage, le cocon de protection trouvera sa place dans un faux coussin, ni vu ni connu. Pour le transmetteur, je ne sais pas encore, mais on peut essayer de le faire passer pour une radio onde courte? On y réfléchira si le besoin s’en fait sentir, mais le fait de ne pas avoir une antenne de grande taille sera toujours un plus.




