Cahier des charges

Evolution de l'objectifEvolution de l’objectif

Au vu de mes pre­miers résul­tats en for­mage des com­po­sites, j’ai repensé cer­tains aspects du projet.

En effet, vous pour­riez vous éton­ner de ne voir aucun des­sin de mon futur “vidéo­co­ptère”. Le concept géné­ral est arrêté, mais le des­sin final est encore lar­ge­ment en évolution.

En pra­tique, et pour main­te­nir le sus­pens, je peux déjà vous dire que le chas­sis sera démon­table, c’est même un pré­re­quis, car il n’est pas envi­sa­geable de trans­por­ter une arai­gnée de 1 mètre de diamètre.

Du fait de son carac­tère démon­table, je suis conduit à réflé­chir dès la concep­tion à deux aspects induits:

  • le pre­mier concerne le poids final de l’objet,
  • le second est lié à la sim­pli­cité de montage.

Etant entendu que les pro­blèmes de robus­tesse sont sous-entendus: il ne faut pas que le fait d’être démon­table rende le MK fragile.

La struc­ture géné­rale res­sem­blera à ce schéma. Les dimen­sions sont exactes à quelques mil­li­mètres près.

Il s’agit donc d’un Okto­kop­ter, pour des rai­sons de redon­dance des moteurs (l’oktokopter à cette capa­cité de com­pen­ser la perte d’une, voire deux hélices sans se cra­sher immé­dia­te­ment) et de charge utile (l’oktokopter est capable d’emmener une charge de 2 kg de maté­riel photo).

Le châs­sis est une sorte de “cata­ma­ran” consti­tué de deux lon­ge­rons lon­gi­tu­di­naux et d’une cano­pée enfer­mant l’électronique. Cette cano­pée cen­trale est de forme arron­die, à la fois pour s’enfiler faci­le­ment dans un sac, pour s’accrocher le moins pos­sible. Il est même envi­sagé de mettre une radio­com­mande en 2,4 Ghz pour dis­po­ser d’une antenne de petite taille.

Elle sera pro­ba­ble­ment non por­teuse, contrai­re­ment au pre­mier pro­jet, pour des rai­sons essen­tiel­le­ment pra­tiques et élec­triques. En effet, le car­bone est conduc­teur et for­me­rait une cage de Fara­day. C’est bien et c’est pas bien. C’est bien pour pro­té­ger l’électronique de l’électricité sta­tique très pré­sente dans ce milieu sec qu’est le désert, mais en fai­sant la cano­pée en bête fibre de verre (non conduc­trice), on peut essayer de pla­cer l’antenne GPS et l’antenne radio bien pro­té­gées sous celle-ci. Il y a la place pour ça, j’ai prévu large.

L’idée est aussi avec cette cano­pée de pro­té­ger l’électronique de la pous­sière et éven­tuel­le­ment de la pluie, ce sera tou­jours mieux. Il fau­dra envi­sa­ger un sys­tème de radia­teur pour évacuer la chaleur.

Sur ces lon­ge­rons lon­gi­tu­di­naux se fixent (com­ment, je ne sais pas encore, ou plu­tôt, j’ai 96 idées dans les­quelles il va fal­loir choi­sir la plus élégante) des lon­ge­rons trans­ver­saux sur les­quels sont mon­tés les moteurs et les hélices. La liai­son élec­trique se fera par des connec­teurs de type domi­nos enfi­chables, c’est un sys­tème que j’utilise beau­coup sur mes 4x4, c’est fiable, robuste, capable de pas­ser de grosses puis­sances et de bouf­fer du sable, et pas si lourd que ça. Acces­soi­re­ment, c’est facile à rem­pla­cer en cas de besoin, et à fixer sur la struc­ture. Un autre avan­tage de ce sys­tème, c’est qu’on peut se fabri­quer des bar­rettes de connec­teurs. Il suf­fit de cou­per une bar­rette de 6 domi­nos pour avoir un seul connec­teur pour ali­men­ter les deux moteurs d’un même lon­ge­ron. Il est du coup impos­sible de se mélan­ger les fils, mais ça  per­met quand même de per­mu­ter deux fils faci­le­ment, par exemple pour chan­ger le sens de rota­tion d’un moteur.

Une des évolu­tions en cours d’étude est la pos­si­bi­lité pra­tique de pré­voir des lon­ge­rons lon­gi­tu­di­naux téles­co­piques. L’idée est de pou­voir réduire la lon­gueur de ceux-ci d’environ 80 cm de long à envi­ron 55 cm, ce qui serait bien pra­tique pour le ran­ge­ment. La pre­mière ques­tion qui se pose dans cette hypo­thèse est la réa­li­sa­tion d’un sys­tème simple, robuste et sur­tout sans jeu. La deuxième est que pour res­ter dans ces dimen­sions d’un maxi­mum de 55 cm, il faut que je pré­vois des lon­ge­rons trans­ver­saux téles­co­piques ou emboi­tables. A voir, parce que ça com­plique un peu les choses.

Si j’y par­viens, je dis­po­se­rai d’un ensemble plié d’environ 55 x 18 cm x 10 cm, ce qui est net­te­ment plus facile à trim­bal­ler que l’araignée évoquée plus haut. C’est même com­pa­tible avec un bagage cabine en avion, ce qui ouvre des perspectives.

Ainsi, cette contrainte de départ que cer­tains de mes inter­lo­cu­teurs sur les forums ou dans mon entou­rage ont trouvé un peu luxueuse et com­pli­quée s’avère très inté­res­sante, au-delà du simple pro­blème de confort.

Reste à le faire. En effet, ce n’est pas sans consé­quences sur la rapi­dité de mise en vol. Lorsque l’on arrive sur un lieu inté­res­sant à fil­mer, il n’est pas simple d’obtenir d’un groupe qu’il reste tran­quille le temps que l’on monte son bidule, qu’on fixe la caméra, la bat­te­rie, qu’on fasse une visite pré­vol rapide et qu’on décolle avant que ce soit le fou­toir autour de soi. Disons qu’on peut deman­der un peu de patience de temps en temps, mais pas tout le temps.

Ainsi, je recherche des solu­tions qui pri­vi­lé­gient les cli­pages, les élas­tiques ou les vel­cros plu­tôt que les vis. Même avec des vis papillon, il faut du temps pour les vis­ser, on peut les perdre dans le sableou avec les vibra­tions et c’est glo­ba­le­ment assez lourd.

Pour la nacelle photo, je pense aussi m’orienter vers un sys­tème cli­pable sous le ventre du MK, de telle manière à pou­voir l’enlever et la remettre ins­tan­ta­né­ment. Evi­dem­ment, il fau­dra que la fixa­tion soit super fiable, ça serait couillon de voir son appa­reil photo tom­ber de l’hélico en vol ! J’aurai sans doute deux nacelles, avec l’appareil photo dans l’une, la caméra dans l’autre, pour pou­voir inter­ver­tir faci­le­ment les modes de prise de vue.

Mais quand on en sera là, c’est que le reste volera !

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