Cahier des charges

Dépannage sur le terrain

L’objectif étant de par­tir faire des pho­tos dans le désert, une évidence est que j’ai peu de chance de trou­ver un reven­deur de pièces déta­chées dans le coin. Une par­ti­cu­la­rité de mon pro­jet est qu’il intègre d’emblée la casse comme devant arriver.

Sur un plan théo­rique, les célèbres lois de Mur­phy (dont cha­cun  a sa propre ver­sion) édictent un prin­cipe simple de sécu­ri­sa­tion. Elles disent en gros que si un événe­ment mal­heu­reux a une chance de se pro­duire, il se pro­duira. Et comme on se situe dans un contexte de sécu­ri­sa­tion, elles ajoutent que lorsque l’événement mal­heu­reux se pro­duira, se sera bien entendu au pire moment.

On pourra ajou­ter dans cette ligne para­noïaque: et ça sera la pièce la plus dif­fi­cile à rem­pla­cer qui pètera.

Par­tant de là, trois consé­quences logiques:

  • il faut construire solide pour rendre la casse impos­sible autant que possible
  • il faut pou­voir rem­pla­cer la pièce qui cas­sera sur le ter­rain grâce à un kit de pièces de rechange
  • et en der­nier recours, pou­voir éven­tuel­le­ment rem­pla­cer au moins cer­taines pièces avec les moyens du bord

La soli­dité passe ainsi en par­tie par le sur­di­men­sion­ne­ment des par­ties essen­tielles, mais aussi par la concep­tion de par­ties fusibles. Par exemple, il vaut mieux fixer les bras avec des fixa­tions qui cas­se­ront avant d’en arri­ver à la tor­sion d’un bras. La répa­ra­tion sera sim­ple­ment le rem­pla­ce­ment d’une pièce fusible simple, bon mar­ché  et éven­tuel­le­ment aisé­ment rem­pla­çable par un bout de boite de conserve retaillé.

L’objectif est donc de décou­per l’engin en par­ties indes­truc­tibles par sur­di­men­sion­ne­ment, et en par­ties fusibles aisé­ment rem­pla­çables Je mets à part l’électronique, à la fois chère et non bri­co­lable, pour laquelle il fau­dra mesu­rer l’intérêt d’emmener un nombre de  pièces de rechange en quan­ti­tés suf­fi­sante pour assu­mer le risque d’une panne.

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