Hier, samedi 15 mai 2010, j’ai fait le déplacement à Vallauris pour rencontrer deux co-listiers du forum www.mk-fr.info.Ceux-ci volent tous les samedi dans un champ qui a l’avantage d’avoir une herbe très haute, faisant matelas en cas de chute d’objets volants.
Ce déplacement avait pour but en ce qui me concernait de voir ENFIN voler deux Mikrokopter “en vrai”. J’ai pu aussi beaucoup discuter avec les deux lascars, et présenter ma réalisation. Celui-ci abien plus, ce qui n’a pas empêcher de remarquer quelques erreurs de conception, la principale étant le manque de rigidité en rotation de mes bras. D’après Vertige, cela rendra le Mk instable, et il faut que je corrige ça avant mon premier vol, car j’aurai bien assez de difficultés comme ça.
J’ai donc repris la conception de certaines parties de Blue Djinn (oui, c’est le petit nom que je lui ai donné, de Blue, bin, parce qu’il est bleu, et Djinn, du nom que donnent les arabes aux esprits etelfes du désert) suite aux remarques pertinentes. Le résultat de mes cogitations est le suivant:
– ajout d’un bord de fuite à mes barres pour réduire la résistance au vent et les turbulences, mais aussi pour passer mes cables; la discussion avec l’ancien pilote d’avion qu’est Vertige m’a donné des idées. C’est de la simple cornière en PVC collée à la cyano à l’arrière (par rapport au souffle de l’hélice) de mes tubes. Le résultat est un profil en forme de goutte, par tout à fait optimal (c’était trop lourd de faire mieux), mais correct. Pas encore testé sur ma soufflerie personnelle (le toit ouvrant de ma Smart).
– modification de mes supports de moteurs, qui étaient moches et pas assez rigides; j’ai repris mon idée initiale de pinces d’électricien, calées sur mon bord de fuite pour les empêcher de tourner, ça a l’air de marcher. Rien que cette modification me fait gagner 80 grammes, ce qui compense en partie le surpoids des bord de fuite.
– ajout d’un appui anti-rotation pour mes barres: la forme définitive est encore un peu à l’étude, mon problème étant de faire simple, car se taper 8 fois de suite des pièces compliquées, c’est toujours galère.
– j’ai décidé de commander une platine de connexion de BL-ctrl: ça permet de gagner du poids en réduisant les câbles, et c’est plus propre.
– confirmation, toujours suite à mes discussions d’hier, que le principe d’un double rail coulissant pour fixer la batterie et l’appareil photo est une bonne idée. Cela permet de faire avancer ou reculer ceux-ci pour équilibrer les masses.
Vous allez me dire qu’à force de modifier des trucs, je ne suis pas prêt de voler. Ce n’est pas faux, mais je préfère faire les choses correctement sans m’emballer. Pour construire un Mk, il faut beaucoup de temps, pourle casser un 1/10ème de seconde suffit, donc je veux que mon engin volant enfin identifié ait au moins une chance de voler sans problème avant de faire s’envoler un truc incontrôlable.
Quelques photos:

Réflexion avant action. Le crâne rouge, c’est le coup de soleil pris sur le terrain (enfin du soleil, on ne va pas se plaindre!), ce n’est pas dû à la carburation cérébrale.

Vu du profil obtenu. La photo n’est pas terrible, mais elle donne bien l’idée du profil en goutte que je voulais obtenir. C’est un compromis imparfait entre l’idéal aérodynamique, le poids et l’encombrement. Le tube d’alu qu’on voit à l’intérieur ne fait que 5 cm, et ne sert qu’à renforcer les extrémités en cas de choc.

Le support moteur en cours de montage. Ce sont trois pinces de tubes électriques collées entre elles, puis renforcées par deux clous enfoncés en travers. Les trous latéraux sont un peu ovalisés au fer à souder pour adapter l’écartement de ceux-ci à celui des vis du moteur. C’est pas beau, mais ça tient. Sur les côtés, on devine le velcro de sécurité.

Le moteur monté sur son support. Deux autres pinces attendent leur tour. En les voyant, on comprend que le vieux fanatique de Lego que je suis ne pouvait que craquer!

Le moteur monté sur le bras et branché. La connexion des câbles n’est pas très aérodynamique, ni élégante, mais c’est vraiment petit et c’est difficile de faire mieux en gardant des connecteurs. La solution serait de souder les câbles bout à bout, mais il faut que ça reste démontable.

Le moteur monté sur le bras vu de l’autre côté (oui, c’est comme les Harley Davidson, il y a un côté plus joli que l’autre!). J’ai enlevé le velcro de sécurité pour montrer comment les pinces se calent sur le bord du profil et ne tournent plus. Pour info, il faut près d’un kilo de traction pour arracher la pince du bras, et le velcro double au moins la résistance. Théoriquement, cette fixation résiste donc à 8G.

Vision en perspective pour voir le profil, le support moteur et les câbles. A part les prises qui pendouillent, c’est assez propre. Et pas trop compliqué à réaliser. Le poids est de l’ordre de 25 grammes par bras (soit 200 grammes quand même), mais j’ai gagné 80 grammes en modifiant les supports moteurs.

A l’autre extrémité des câbles, la prise triple qui se connecte sur la platine centrale. Les prises mâles correspondent à un moteur, l’autre moteur a des prises femelles, pour éviter de les inverser.

