Voilà un moment que je ne vous avais plus donné de nouvelles. Quelques “petites” contraintes professionnelles, et la fatigue le soir, plus quelques problèmes de livraison dus, paraît-il, à un certain nuage volcanique (tu parles…) ont fait que le Mikrokopter n’a pas beaucoup avancé ces derniers temps.
Ce weekend je m’y suis mis et j’ai pas mal avancé sur la partie châssis, qui, on peut dire, est quasiment terminée. J’ai déjà plein d’idées pour la version 2, mais pour la version 1, c’est pas mal. Il y a quelques idées à tester en situation.
Mais reprenons l’historique des dernières semaines. J’ai commencé par redémonter tout ce que j’avais mis en place pour vérifier que ça collait, puis j’ai assemblé le fond avec le cadre, avec un mélange d’epoxy et de micro ballon. Le résultat est correct sur le plan solidité et légèreté, mais pour la finition, on fera mieux la prochaine fois. Il faut dire que je commence à en avoir assez des atermoiements, et que j’ai hâte de voir voler tout ça. Et le plus important à mes yeux, c’est de valider les techniques employées, car certaines sont assez originales par rapport à ce que font mes chers collègues mikrokopteromaniaques.
J’ai été un peu trahi par la peinture. En effet, tant que tout était maté par les ponçages, ça avait lair pas trop mal, mais dès que j’ai passé mon apprêt, puis surtout la laque brillante, alors là, quelle misère… tant pis on fera mieux pour le prochain. j’ai donc choisi un joli bleu piscine, qui, je le sais pas expérience, est une des couleurs qui se voit le mieux sur le sable saumon. Ça jette. La forme générale de mon cadre n’est pas des plus élégantes, mais avec quelques autocollants, ça le fera.
L’air de rien, cette peinture m’a pris un temps fou, entre les deux couches d’apprêt et les trois couches fines de laque, les séchages, etc. Disons trois jours.
Ensuite, remontage des pinces plastique. Au départ, j’étais inquiet sur la robustesse de ces pinces, mais en fin de compte, ce sont les vis en nylon qui risquent de m’embêter. J’ai fni par les remplacer par des neuves, les pas de vis était plus ou moins foirés, je ne sais pas trop pourquoi, je n’avais pourtant pas serré comme un malade. Ce sera à surveiller, encore que je ne craigne pas trop l’arrachage pur et simple, plutôt des déserrements au fur et à mesure que les filetages vont céder.
Ce remontage a été assez long, car il fallait successivement enfiler:
- une rondelle
- la vis et la rondelle dans le trou du cadre
- une autre rondelle
- un joint de robinet, servant à freiner les rotations des pinces (et éviter aussi que la peinture souffre de ces rotations) et à amortir les vibrations en provenance des moteurs
- la pince, munie dans son filetage trop grand d’un tronçon de tube silicone servant à la fois de cale et d’amortisseur de vibrations
- une rondelle
- et enfin l’écrou
Et tout ça huit fois.
Ensuite, collage de 8 morceaux de velcro, puis fabrication de 8 sangles avec deux morceaux de velcro. Ces velcros servent de “ceintures de sécurité”, c’est-à-dire me garantissent que si une pince ou une vis lâche, il y aura au moins cette sangle pour retenir grossièrement l’équipage.
Puis finition des bras, avec perçage des trous de calage des tubes, qui permettent aux vis à l’intérieur des pinces de s’enfiler dedans et d’empêcher la rotation. J’ai ajouté un tube en PVC dedans, à la fois pour mieux voir les trous (noir sur noir, il n’y avait plus d’espoir…) et pour donner un appui aux vis. Accessoirement, le carbone bousillait mes filetages en nylon, ce n’est plus le cas. Aux extrémités, insertion collée de tubes d’aluminium. Je sais que c’est mal de mettre de l’aluminium en contact avec du carbone (corrosion électrolytique de l’alu), mais bon, hein! Ces tubes aux extrémités ont pour rôle d’abord de renforcer les trous de fixation des moteurs, et le plus rarement possible, on l’espère, de renforcer les extrémités en carbone en cas de choc. Ces manchons mesurent à peine 5 cm.
Ci-dessous les photos, voilà ce que ça donne.

Le châssis assemblé. Il manque encore la deuxième calotte, qui est réalisée, mais n’est pas assemblée ici. L’ensemble pèse 550 grammes sans la deuxième calotte, qui doit faire 15 grammes.

Les prises. Les fils passent dans l’épaisseur du sandwich et rejoignent l’électronique à l’intérieur. Une prise est mâle, l’autre est femelle, ce qui évite de les intervertir.

Les sangles déployées. Il est très simple d’enfiler les tubes, puis de tendre les sangles et de les faire s’agripper.

Détail de la fixation des velcros. C’est vraiment très simple. Il faut encore que je sorte ma machine à coudre pour coudre les velcros sur les sangles. Pour l’instant, c’est juste collé, ça ne tiendra pas très longtemps.

Un des manchons de 5 cm en aluminium chargé de renforcer les extrémités des bras en carbone. Le carbone, ça n’aime pas trop les chocs, ça casse comme du verre. On ne peut pas avoir que des qualités.

La vis de fixation des pinces dépasse à l’intérieur. C’est cette vis qui va s’enfiler dans le petit tube blanc en PVC et empêcher le bras de tourner. La mollesse relative de la vis facilite son introduction dans le tube.
L’ensemble pèse 550 grammes, ce qui est plutôt bien pour un châssis Oktokopter de 86 cm d’envergure. Je suis assez content de moi. L’ensemble est assez solide, me semble-t-il, et se démonte et se remonte facilement. En cas de choc, je n’ai pas oser essayer (ça se fera tout seul aux premiers essais, je pense), il y a suffisamment de pièces fusibles faciles à remplacer et peu onéreuses pour que les bras ou le cadre ne cassent pas. Les moteurs sont assez résistants, je pense, quant aux hélices, j’envisage de monter des systèmes qui se désaccouplent en cas de choc sur l’hélice, mais c’est peut-être un peu lourd et encombrant. Pour ce qui est de l’électronique, elle est protégée d’abord par les bras eux mêmes qui forment comme un arceau de sécurité, et puis par les calottes en kevlar, qui seront elles-mêmes renforcées de couples en depron fibré si possible.
Etape suivante: monter les moteurs.




