Assemblage

Le châssis avance!Le châssis avance!

Voilà un moment que je ne vous avais plus donné de nou­velles. Quelques “petites” contraintes pro­fes­sion­nelles, et la fatigue le soir, plus quelques pro­blèmes de livrai­son dus, paraît-il, à un cer­tain nuage vol­ca­nique (tu parles…) ont fait que le Mikro­kop­ter n’a pas beau­coup avancé ces der­niers temps.

Ce wee­kend je m’y suis mis et j’ai pas mal avancé sur la par­tie châs­sis, qui, on peut dire, est qua­si­ment ter­mi­née. J’ai déjà plein d’idées pour la ver­sion 2, mais pour la ver­sion 1, c’est pas mal. Il y a quelques idées à tes­ter en situation.

Mais repre­nons l’historique des der­nières semaines. J’ai com­mencé par redé­mon­ter tout ce que j’avais mis en place pour véri­fier que ça col­lait, puis j’ai assem­blé le fond avec le cadre, avec un mélange d’epoxy et de micro bal­lon. Le résul­tat est cor­rect sur le plan soli­dité et légè­reté, mais pour la fini­tion, on fera mieux la pro­chaine fois. Il faut dire que je com­mence à en avoir assez des ater­moie­ments, et que j’ai hâte de voir voler tout ça. Et le plus impor­tant à mes yeux, c’est de vali­der les tech­niques employées, car cer­taines sont assez ori­gi­nales par rap­port à ce que font mes chers col­lègues mikrokopteromaniaques.

J’ai été un peu trahi par la pein­ture. En effet, tant que tout était maté par les pon­çages, ça avait lair pas trop mal, mais dès que j’ai passé mon apprêt, puis sur­tout la laque brillante, alors là, quelle misère… tant pis on fera mieux pour le pro­chain. j’ai donc choisi un joli bleu pis­cine, qui, je le sais pas expé­rience, est une des cou­leurs qui se voit le mieux sur le sable sau­mon. Ça jette. La forme géné­rale de mon cadre n’est pas des plus élégantes, mais avec quelques auto­col­lants, ça le fera.

L’air de rien, cette pein­ture m’a pris un temps fou, entre les deux couches d’apprêt et les trois couches fines de laque, les séchages, etc. Disons trois jours.

Ensuite, remon­tage des pinces plas­tique. Au départ, j’étais inquiet sur la robus­tesse de ces pinces, mais en fin de compte, ce sont les vis en nylon qui risquent de m’embêter. J’ai fni par les rem­pla­cer par des neuves, les pas de vis était plus ou moins foi­rés, je ne sais pas trop pour­quoi, je n’avais pour­tant pas serré comme un malade. Ce sera à sur­veiller, encore que je ne craigne pas trop l’arrachage pur et simple, plu­tôt des déser­re­ments au fur et à mesure que les file­tages vont céder.

Ce remon­tage a été assez long, car il fal­lait suc­ces­si­ve­ment enfiler:

  1. une ron­delle
  2. la vis et la ron­delle dans le trou du cadre
  3. une autre rondelle
  4. un joint de robi­net, ser­vant à frei­ner les rota­tions des pinces (et éviter aussi que la pein­ture souffre de ces rota­tions) et à amor­tir les vibra­tions en pro­ve­nance des moteurs
  5. la pince, munie dans son file­tage trop grand d’un tron­çon de tube sili­cone ser­vant à la fois de cale et d’amortisseur de vibrations
  6. une ron­delle
  7. et enfin l’écrou

Et tout ça huit fois.

Ensuite, col­lage de 8 mor­ceaux de vel­cro, puis fabri­ca­tion de 8 sangles avec deux mor­ceaux de vel­cro. Ces vel­cros servent de “cein­tures de sécu­rité”, c’est-à-dire me garan­tissent que si une pince ou une vis lâche, il y aura au moins cette sangle pour rete­nir gros­siè­re­ment l’équipage.

Puis fini­tion des bras, avec per­çage des trous de calage des tubes, qui per­mettent aux vis à l’intérieur des pinces de s’enfiler dedans et d’empêcher la rota­tion. J’ai ajouté un tube en PVC dedans, à la fois pour mieux voir les trous (noir sur noir, il n’y avait plus d’espoir…) et pour don­ner un appui aux vis. Acces­soi­re­ment, le car­bone bou­sillait mes file­tages en nylon, ce n’est plus le cas. Aux extré­mi­tés, inser­tion col­lée de tubes d’aluminium. Je sais que c’est mal de mettre de l’aluminium en contact avec du car­bone (cor­ro­sion élec­tro­ly­tique de l’alu), mais bon, hein! Ces tubes aux extré­mi­tés ont pour rôle d’abord de ren­for­cer les trous de fixa­tion des moteurs, et le plus rare­ment pos­sible, on l’espère, de ren­for­cer les extré­mi­tés en car­bone en cas de choc. Ces man­chons mesurent à peine 5 cm.

Ci-dessous les pho­tos, voilà ce que ça donne.

Le châssis assemblé. Il manque encore la deuxième calotte, qui est réalisée, mais n'est pas assemblée ici. L'ensemble pèse 550 grammes sans la deuxième calotte, qui doit faire 15 grammes.

Le châs­sis assem­blé. Il manque encore la deuxième calotte, qui est réa­li­sée, mais n’est pas assem­blée ici. L’ensemble pèse 550 grammes sans la deuxième calotte, qui doit faire 15 grammes.

Les prises. Les fils passent dans l'épaisseur du sandwich et rejoignent l'électronique à l'intérieur. Une prise est mâle, l'autre est femelle, ce qui évite de les intervertir.

Les prises. Les fils passent dans l’épaisseur du sand­wich et rejoignent l’électronique à l’intérieur. Une prise est mâle, l’autre est femelle, ce qui évite de les intervertir.

Les sangles déployées. Il est très simple d'enfiler les tubes, puis de tendre les sangles et de les faire s'agripper.

Les sangles déployées. Il est très simple d’enfiler les tubes, puis de tendre les sangles et de les faire s’agripper.

La mise en place

La mise en place

La mise en place

La mise en place

La mise en place

La mise en place

Détail de la fixation des velcros. C'est vraiment très simple. Il faut encore que je sorte ma machine à coudre pour coudre les velcros sur les sangles. Pour l'instant, c'est juste collé, ça ne tiendra pas très longtemps.

Détail de la fixa­tion des vel­cros. C’est vrai­ment très simple. Il faut encore que je sorte ma machine à coudre pour coudre les vel­cros sur les sangles. Pour l’instant, c’est juste collé, ça ne tien­dra pas très longtemps.

Un des manchons de 5 cm en aluminium chargé de renforcer les extrémités des bras en carbone. Le carbone, ça n'aime pas trop les chocs, ça casse comme du verre. On ne peut pas avoir que des qualités.

Un des man­chons de 5 cm en alu­mi­nium chargé de ren­for­cer les extré­mi­tés des bras en car­bone. Le car­bone, ça n’aime pas trop les chocs, ça casse comme du verre. On ne peut pas avoir que des qualités.

Le petit tube en PVC qui sert à repérer le trou et à caler la vis anti-rotation du bras.

Le petit tube en PVC qui sert à repé­rer le trou et à caler la vis anti-rotation du bras.

La vis de fixation des pinces dépasse à l'intérieur. C'est cette vis qui va s'enfiler dans le petit tube blanc en PVC et empêcher le bras de tourner. La mollesse relative de la vis facilite son introduction dans le tube.

La vis de fixa­tion des pinces dépasse à l’intérieur. C’est cette vis qui va s’enfiler dans le petit tube blanc en PVC et empê­cher le bras de tour­ner. La mol­lesse rela­tive de la vis faci­lite son intro­duc­tion dans le tube.

L’ensemble pèse 550 grammes, ce qui est plu­tôt bien pour un châs­sis Okto­kop­ter de 86 cm d’envergure. Je suis assez content de moi. L’ensemble est assez solide, me semble-t-il, et se démonte et se remonte faci­le­ment. En cas de choc, je n’ai pas oser essayer (ça se fera tout seul aux pre­miers essais, je pense), il y a suf­fi­sam­ment de pièces fusibles faciles à rem­pla­cer et peu oné­reuses pour que les bras ou le cadre ne cassent pas. Les moteurs sont assez résis­tants, je pense, quant aux hélices, j’envisage de mon­ter des sys­tèmes qui se désac­couplent en cas de choc sur l’hélice, mais c’est peut-être un peu lourd et encom­brant. Pour ce qui est de l’électronique, elle est pro­té­gée d’abord par les bras eux mêmes qui forment comme un arceau de sécu­rité, et puis par les calottes en kev­lar, qui seront elles-mêmes ren­for­cées de couples en depron fibré si possible.

Etape sui­vante: mon­ter les moteurs.

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