Assemblage

La conception des hélicesLa conception des hélices

Un article égale­ment très inté­res­sant sur la concep­tion des hélices de tout type et les les contraintes de fabri­ca­tion et de forme pour cha­cune d’elles.

Il pro­vient du site http://heliciel.com/, site consa­cré aux hélices en tout genre. Fort instructif.

J’ai noté en par­ti­cu­lier ce para­graphe sur les vibra­tions engen­drées par les hélices, et leurs causes:

L’hélice est le siège de vibra­tions dont les sources sont dif­fé­rentes : l’ une est induite par le moteur; l’ une pro­vient de l’ empla­ce­ment de l’hélice, d’autres sont spé­ci­fiques à l’hélice ; d’autres d’ ori­gines diverses.

  • Moteur. — Des oscil­la­tions de tor­sion très impor­tantes sont engen­drées par le moteur à pis­tons; ces vibra­tions de tor­sion du vile­bre­quin pro­voquent des efforts alter­nés consi­dé­rables dans le moyeu et les pales d’hélice. Elles ont néces­sité le ren­for­ce­ment des sec­tions de base de l’hélice, par rap­port à ce que celles-ci eussent été, pour répondre aux condi­tions du cal­cul des efforts aéro­dy­na­miques et cen­tri­fuges. Pour remé­dier à cet état de choses, on peut inter­po­ser entre le moteur et l’hélice un accou­ple­ment élas­tique dont le rôle est de dimi­nuer les efforts qui prennent nais­sance dans le moyeu en rai­son de l’ irré­gu­la­rité du couple-moteur et d’ inter­dire que ne s’ établisse un régime de réso­nance entre les vibra­tions du moteur et celles de l’hélice. Par ailleurs, des dam­pers sont mon­tés sur des vile­bre­quins et les moteurs sont liés élas­ti­que­ment aux cel­lules. Ces vibra­tions — qui découlent du sys­tème alter­na­tif — ne se pro­duisent pas dans le tur­bo­pro­pul­seur. De ce fait, avec les tur­bines, il est pos­sible d’ uti­li­ser des hélices plus minces et plus légères. Le poids spé­ci­fique des hélices de tur­bine se situe à 70 — 80 gr. par che­val pour l’hélice simple.
  • Empla­ce­ment de l’hélice. Cette exci­ta­tion aéro­dy­na­mique résulte de l’ inter­ac­tion entre l’hélice et le capot moteur, le bord d’attaque de l’aile, le train d’atterissage, plus géné­ra­le­ment tout ce qui est obs­tacle à l’ écou­le­ment de la masse d’air bras­sée par l’hélice.Doù la néces­sité de des­si­ner, en tenant compte de l’hélice, toute la par­tie de l’ avion inté­res­sée par le champ aéro­dy­na­mique de cette hélice. On peut être amené aussi à modi­fier le nombre de pales de l’hélice, pour agir sur la fré­quence des vibra­tions en pro­ve­nance du pro­pul­seur. Il faut aussi tenir compte de l’influence réci­proque des pro­pul­seurs pla­cés sur une même aile et de l’ inter­ac­tion hélice-sol laquelle jadis pro­vo­qua des rup­tures de pales chez Junkers.
  • Hélice. Les vibra­tions spé­ci­fiques de l’hélice pro­viennent : d’un dés­équi­libre sta­tique, d’un dés­équi­libre dyna­mique, d’un dés­équi­libre aéro­dy­na­mique, d’une exci­ta­tion aéro­dy­na­mique interne.
    • Dés­équi­libre sta­tique. — Dû à des imper­fec­tions de fabri­ca­tion, il y est faci­le­ment remé­dié par une opé­ra­tion simple de contrôle.
    • Dés­équi­libre dyna­mique. — Ce défaut pro­vient de la dis­tri­bu­tion inégale des masses dans l’hélice. Il ne peut être décelé que lorsque l’hélice est en mou­ve­ment. En pre­mière approxi­ma­tion on y remé­die en réa­li­sant l’ équi­li­brage sta­tique aux dif­fé­rents pas de l’hélice. Une solu­tion rigou­reuse exige des ins­tal­la­tions très impor­tantes ; notam­ment une immense coquille d’ acier, en deux par­ties, entre les­quelles il existe un vide absolu dans lequel tourne l’hélice en expé­ri­men­ta­tion. Il existe un tel appa­reillage chez Hamil­ton Standard.
    • Dés­équi­libre aéro­dy­na­mique. — Ce dés­équi­libre est pro­vo­qué par les faibles dif­fé­rences de forme ou de calage pro­ve­nant des tolé­rances de fabri­ca­tion ou de réglage qui peuvent exis­ter entre les pales d’une même hélice. Ces pales alors four­nissent des pous­sées inégales et absorbent des couples inégaux. Les appa­reillages d’ essais actuels per­mettent de déce­ler ces défauts aux­quels on peut remédier.
    • Exci­ta­tion aéro­dy­na­mique interne. — Il s’ agit là de vibra­tions qui se pro­duisent entre les pales d’une hélices ; elles ont été déce­lées sur les hélices à quatre pales ou plus mais non sur les tri­pales. Elles n’ engendrent aucune réac­tion sur l’arbre d’hélice.
  • Vibra­tions d’ ori­gines diverses. - Ce sont celles qui se pro­duisent dans les cas for­tuits : exci­ta­tion aéro­dy­na­mique au pas­sage d’un obs­tacle, dans la tra­ver­sée d’une couche d’air tur­bu­lente, dans le sillage d’un mobile quelconque.

Laisser un commentaire